Le tout-petit et la crémation
RésuméLa France a connu la crémation au temps de la Gaule. La romanisation a entraîné un changement majeur, puisqu’aux environs de 500 Avant J.-C., l’inhumation devient le mode principal de traitement des morts. La crémation constituait cependant un rite très structuré, riche en symboles et apprécié...
Gardado en:
| Auteurs principaux: | , |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2009
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLa France a connu la crémation au temps de la Gaule. La romanisation a entraîné un changement majeur, puisqu’aux environs de 500 Avant J.-C., l’inhumation devient le mode principal de traitement des morts. La crémation constituait cependant un rite très structuré, riche en symboles et apprécié. Aujourd’hui, la crémation reprend une place croissante, autour de 20 %. Elle reste cependant ambiguë pour des raisons symboliques (angoisse d’être brûlé, violence de cette disparition), temporelle (rapidité), anti-naturelle (manipulation technique du corps), économiques (contradiction entre le coût du cercueil et sa destruction accélérée). La privatisation extrême du devenir des cendres modifie l’approche de la mort car dans 70 % des cas, le devenir des cendres reste inconnu. Alors qu’avec l’inhumation, l’étape finale de l’enterrement est connue de tous et livrée au témoignage public, la crémation pose un double problème : devenir des cendres et devenir de l’urne. La caractéristique terrienne-agricole du peuple français l’attache encore à ses racines, cependant, il reste un important travail d’acculturation à produire avant de réintégrer le rite de crémation. |
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