La mortalité en France au cours des cinquante dernières années

RésuméDe 1946 à 2000, l’espérance de vie a progressé de 62,5 à 79 ans. Le nombre annuel de décès n’a cependant guère varié, s’élevant chaque année à quelque 550 000. La population a augmenté de 50 %, tandis que l’effectif des «85 ans ou plus» est multiplié par 6. La faible variation du nombre de déc...

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Κύριος συγγραφέας: Nizard, Alfred
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 2002
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Περιγραφή
Περίληψη:RésuméDe 1946 à 2000, l’espérance de vie a progressé de 62,5 à 79 ans. Le nombre annuel de décès n’a cependant guère varié, s’élevant chaque année à quelque 550 000. La population a augmenté de 50 %, tandis que l’effectif des «85 ans ou plus» est multiplié par 6. La faible variation du nombre de décès résulte d’une compensation entre l’effet de la baisse de mortalité et ceux de l’augmentation et du vieillissement de la population.En 1946, moins de 1 décédé sur 5 avait 80 ans ou plus. C’est le cas de 1 décédé sur 2 en 2000.Le lieu du décès s’est déplacé du domicile (3 décès sur 4 en 1950) à l’hôpital (1 sur 2 en 1995).Entre 1950 et 2000, l’espérance de vie a progressé de 13 ans tandis que le risque de décéder, tous âges confondus, a diminué de plus de 50 %.Au cours du dernier demi-siècle, la chute de la mortalité a d’abord été fondée sur le recul des maladies infectieuses. Un nouveau cours s’est installé vers 1970 avec la baisse de la mortalité cardio-vasculaire pendant que les risques liés au mode de vie et à l’environnement ont évolué diversement (diminution de l’alcoolisme, poursuite de l’ascension du tabagisme, surtout masculin, limitation de la mortalité routière par la réglementation).La mortalité adulte est encore très forte, mais en recul. Depuis 1988, la baisse de la mortalité masculine par cancer est en baisse. Le sida décline rapidement depuis 1996. La mortalité routière, encore très élevée, diminue pas à pas. Les suicides, liés à la crise économique et à une structure sociale peu favorable aux jeunes, ont reculé depuis 1996. La montée du tabagisme féminin rapproche la mortalité des deux sexes.