Quel plaisir de jouer chez l’enfant agissant en âge de latence ?

Le recours répété aux agirs, chez les enfants en âge de latence, s’accompagne souvent de difficultés à jouer, mais aussi de difficultés à assimiler les apprentissages scolaires. Avec les enfants concernés, dans le cadre de séances de psychothérapie analytique, « jouer » n’est pas là d’emblée ; jouer...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Auteurs principaux: Cohen-Salmon, Julie, Rebelo, Teresa
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2020
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le recours répété aux agirs, chez les enfants en âge de latence, s’accompagne souvent de difficultés à jouer, mais aussi de difficultés à assimiler les apprentissages scolaires. Avec les enfants concernés, dans le cadre de séances de psychothérapie analytique, « jouer » n’est pas là d’emblée ; jouer est un objectif thérapeutique. L’enfant peut se montrer tout à fait dérouté devant la proposition qui lui est faite d’initier un jeu. Cette inhibition peut se maintenir durant plusieurs séances pour se dissiper ensuite. Nous établissons un rapport étroit entre ce « plaisir de jouer », qui devient un but du travail psychothérapique, et le « plaisir de penser ». Car le jeu ne se définit-il pas comme un « un plaisir de jouer avec ses pensées » ? Le jeu ne se définit-il pas comme le plaisir de mettre en scène, par l’acte, les liens existants entre représentations sensorielles, représentations de choses et représentations de mots, c’est-à-dire comme « plaisir à penser » ?