Écouter et comprendre les silences de l’enfant confronté à l’incarcération de son parent
Les liens psychiques entre l’enfant et son parent sont affectifs et identitaires. Ces deux caractères étant indépendants l’un de l’autre, qu’elles soient, tendres, indifférentes ou haineuses, les relations affectives entre l’enfant et son parent ne réduisent ni n’accroissent l’importance de l’adhési...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2019
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les liens psychiques entre l’enfant et son parent sont affectifs et identitaires. Ces deux caractères étant indépendants l’un de l’autre, qu’elles soient, tendres, indifférentes ou haineuses, les relations affectives entre l’enfant et son parent ne réduisent ni n’accroissent l’importance de l’adhésion à leur identité́ commune. Dans ces circonstances, l’enfant se sent honteux des fautes de son parent incarcéré et de son parent tout à la fois. Il en éprouve des remords et de la tristesse. Aussi, recourt-il pour s’en soulager à des procédés, ceux de l’enfouissement et de l’oubli. Le repli dans le silence est pour l’enfant le moyen le plus sûr d’apaiser l’âpreté de ses conflits intérieurs quand ils opposent des sentiments d’hostilité aux remords que cette hostilité engendre, dès lors qu’elle vise une personne pour laquelle, par ailleurs, l’enfant à des liens de tendresse. |
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