Malaise et créativité
Quelles ont été les étapes de la transformation du concept de « Surmoi » s’il dut se distinguer des philosophies de la « conscience morale » ? Deux confrontations philosophiques portant sur les origines de cette instance pour Freud permettront d’en suivre la genèse et la fabrication : la philosophie...
Guardat en:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2013
|
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Quelles ont été les étapes de la transformation du concept de « Surmoi » s’il dut se distinguer des philosophies de la « conscience morale » ? Deux confrontations philosophiques portant sur les origines de cette instance pour Freud permettront d’en suivre la genèse et la fabrication : la philosophie morale de Rousseau et l’idée d’éducation négative au profit de la naissance du sentiment de moralité, tremplin à l’impératif catégorique kantien présent dès Totem et tabou (1913), et la doctrine juridique du théoricien du droit H. Kelsen autour de sa rencontre avec Freud (1922). Après l’introduction du meurtre et du refoulement originaires, de la dualité de la pulsion, et du processus d’identification issu du conflit des instances psychiques, c’est l’idée de norme fondamentale du droit comme contrainte apportée par Kelsen qui produira un affinage du concept de Surmoi autour de la question de l’origine de cette instance dans ses rapports avec le meurtre originaire et l’interdit, et de sa fonction contraignante synthétisée par la culpabilité et la répétition et dont en bout de course, l’homme Moïse (1939) pourrait être la figure princeps parabolique d’un Surmoi législateur, à l’origine toujours actualisée de la construction de l’individu et du groupe. |
|---|