Les inscriptions corporelles enfantines : une saga familiale ?

RésuméLes inscriptions corporelles que l’enfant fait sur son corps évoquent parfois de véritables tatouages, rappelant les coutumes de certaines cultures qui inscrivaient l’histoire des ancêtres sur leur peau. La trace et le dessin que l’enfant dépose sur son épiderme, plutôt que sur un support exté...

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Autore principale: Darchis, Élisabeth
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2006
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Riassunto:RésuméLes inscriptions corporelles que l’enfant fait sur son corps évoquent parfois de véritables tatouages, rappelant les coutumes de certaines cultures qui inscrivaient l’histoire des ancêtres sur leur peau. La trace et le dessin que l’enfant dépose sur son épiderme, plutôt que sur un support extérieur comme le papier, relatent le difficile chemin de l’individuation par rapport au groupe familial. Les angoisses de séparation issues de traumatismes familiaux entravent l’autonomie et conduisent les enfants à des tentatives d’appropriation au plus près de leur intimité corporelle, peut-être dans un besoin à la fois de se relier au corps familial et de renforcer une enveloppe singulière. De nos jours, la pratique du tatouage peut-elle se lire aussi en rapport avec cette problématique de l’insécurité de l’enveloppe générationnelle et des défaillances de la contenance ? Est-ce une tentative d’autonomisation dans un contexte de liens issus des groupes ancestraux et encore très prégnants ?