La volonté musicienne : de la poussée aveugle vers l’existence à sa spiritualisation musicale
L’article interroge la place singulière de la musique dans le système de Schopenhauer et propose une interprétation métaphysique de sa fonction. La thèse que nous souhaitons soutenir est que le génie, et en particulier l’artiste-compositeur, n’est pas en rupture avec le vouloir, mais qu’il n’est que...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
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| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2025
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’article interroge la place singulière de la musique dans le système de Schopenhauer et propose une interprétation métaphysique de sa fonction. La thèse que nous souhaitons soutenir est que le génie, et en particulier l’artiste-compositeur, n’est pas en rupture avec le vouloir, mais qu’il n’est que l’ultime objectivation par laquelle celui-ci, animé par une tendance irrépressible à se manifester, pourra accéder à une expression adéquate de soi. En effet, cette aspiration à l’existence, qui aboutit à une automanifestation tragique de soi dans la pluralité phénoménale, c’est-à-dire dans le monde comme représentation, se spiritualise via la musique pour transcender ces scissions empiriques et dévoiler, dans sa pureté, l’harmonie intrinsèque du monde et de son essence. La musique est ainsi l’occasion d’une « autophonie » du vouloir : par-delà la visibilité douloureuse de soi dans le monde comme représentation, elle propose une audibilité harmonieuse de son essence, et constitue, en un sens, le dernier refuge pour celui qui veut se maintenir dans l’existence. D’où l’absolue singularité de cette expérience esthétique : la « joie fervente » qui nous anime doit être comprise comme l’accord fondamental entre nous et nous-mêmes, qui nous fait entrevoir, l’espace d’un instant, un monde idéal, que nous reconnaissons comme l’expression adéquate de notre essence. |
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