Imitez, imitez, il en restera toujours quelque chose : le statut développemental de l'imitation dans le cas d'autisme

RÉSUMÉ L’imitation n’est pas un phénomène unitaire. Si on la conçoit comme sous-tendue par une hiérarchie de mécanismes impliqués différemment selon ses formes et ses niveaux, elle devient une matière pétrissable au service de deux fonctions adaptatives essentielles : l’apprentissage et la communic...

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Detalhes bibliográficos
Auteurs principaux: Nadel, Jacqueline, Potier, Caroline
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2002
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:RÉSUMÉ L’imitation n’est pas un phénomène unitaire. Si on la conçoit comme sous-tendue par une hiérarchie de mécanismes impliqués différemment selon ses formes et ses niveaux, elle devient une matière pétrissable au service de deux fonctions adaptatives essentielles : l’apprentissage et la communication. Son développement représente donc un enjeu majeur pour tout enfant, et particulièrement pour les petits à diagnostic d’autisme. Nous avons mené une étude avec 23 enfants de 3 à 7 ans, de niveaux cognitifs divers et pour lesquels a été porté un diagnostic d’autisme. Nous avons utilisé une échelle que nous avons créée pour explorer divers niveaux d’imitation spontanée ou induite et de reconnaissance d’être imité. Les résultats montrent que le niveau de développement des capacités d’imitation et de reconnaissance de l’imitation est étroitement corrélé au niveau de développement cognitif, et suit une séquence analogue au développement chronologique de ces capacités chez les jeunes enfants typiques. La reconnaissance d’être imité est étroitement liée aux niveaux plus élaborés d’imitation. Un entraînement à l’imitation et à la reconnaissance d’être imité est en cours d’élaboration, destiné à stimuler la séquence développementale de façon personnalisée.