Désir, croyance, émotion : nœud borroméen ou nœud gordien ?
RÉSUMÉ La psychologie de l’émotion a longtemps colporté une image négative issue de la philosophie dualiste platonicienne, puis cartésienne, qui lui a dénié son rôle dans le fonctionnement mental et a prôné un clivage de l’émotion et de la raison (conception gordienne). La substitution de la dualit...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2001
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RÉSUMÉ
La psychologie de l’émotion a longtemps colporté une image négative issue de la philosophie dualiste platonicienne, puis cartésienne, qui lui a dénié son rôle dans le fonctionnement mental et a prôné un clivage de l’émotion et de la raison (conception gordienne). La substitution de la dualité désir-croyance au dualisme corps-esprit a permis d’engager l’étude des émotions sur d’autres bases intégratives et d’attester leur fonction dans l’évaluation de l’accomplissement des désirs (théorie de l’appraisal ou conception borroméenne). Cet article discute, sur la base de faits expérimentaux résistant à une explication simple, le statut de l’émotion attribuée à un désir contrefactuellement satisfait. Il conclut par une adhésion à la conception borroméenne liant désir, croyance et émotion, plutôt qu’à une conception gordienne impliquant une forme d’irrationalité de la réponse émotionnelle. |
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