L'acquisition de la morphologie verbale en français et en allemand autrichien : II. L'épreuve des faits

RÉSUMÉ Dans le prolongement direct du précédent article où nous exposons les fondements théoriques de notre recherche, la présente contribution est consacrée à la présentation de l’investigation empirique. Cette recherche, menée dans un cadre théorique fonctionnaliste, est une étude contrastive su...

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Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteurs: Bassano, Dominique, Maillochon, Isabelle, Klampfer, Sabine, Dressler, Wolfgang U.
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2001
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:RÉSUMÉ Dans le prolongement direct du précédent article où nous exposons les fondements théoriques de notre recherche, la présente contribution est consacrée à la présentation de l’investigation empirique. Cette recherche, menée dans un cadre théorique fonctionnaliste, est une étude contrastive sur le développement des formes verbales en français et en allemand autrichien depuis le début de la production jusqu’à 3 ans. L’objectif est de définir les séquences de développement des systèmes verbaux dans les deux langues, et de dégager, à partir des similarités et différences observées, les divers facteurs déterminant l’acquisition de la morphologie verbale. Les données proviennent de corpus longitudinaux de production naturelle (un enfant de chaque langue) recueillis et analysés de façon strictement comparable. Les analyses mettent en évidence de grandes similitudes d’ordre de développement chez les deux enfants : antériorité du présent de l’indicatif et de l’impératif sur les autres formes telles qu’infinitif et participe passé, et imparfait ou prétérit ; précocité et plus grande fréquence du singulier par rapport au pluriel, de la 1re et 3e personne par rapport à la 2e à l’indicatif. Ces similitudes peuvent être interprétées comme le reflet de contraintes cognitives et linguistiques générales, telles que la complexité cognitivo-sémantique des notions référées. Cependant, l’enfant autrichienne manifeste par rapport à la française un retard certain dans l’apparition des verbes en général et de certaines formes verbales en particulier (notamment infinitif, participe passé), retard nettement plus important que celui caractérisant son développement langagier en termes de MLU. Ces décalages suggèrent que l’acquisition dépend aussi de facteurs linguistiques liés aux propriétés typologiques ou spécifiques des systèmes verbaux dans les différentes langues, tels que complexité morphologique, complexité syntaxique et homophonie.