Entreprises françaises et occupation italienne : une politique économique de l'Italie fasciste au service des buts de guerre ?

RésuméDésireux de tirer profit de sa déclaration de guerre tardive à la France et de s’imposer à égalité avec son puissant allié allemand, le pouvoir fasciste italien esquisse une grande politique dans la zone d’occupation qu’il détient depuis juin 1940. Celle-ci, d’abord réduite à Menton et à une p...

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Main Author: Grillère-Lacroix, Diane
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2011
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:RésuméDésireux de tirer profit de sa déclaration de guerre tardive à la France et de s’imposer à égalité avec son puissant allié allemand, le pouvoir fasciste italien esquisse une grande politique dans la zone d’occupation qu’il détient depuis juin 1940. Celle-ci, d’abord réduite à Menton et à une petite partie du département des Alpes-Maritimes, est considérablement étendue à partir de novembre 1942. Les autorités fascistes y préparent ouvertement le rattachement définitif à l’Italie. Pour cette politique, les entreprises sont une proie facile, surtout dans le domaine des banques, de l’hôtellerie, du petit commerce. Mais les occupants ne parviennent pas à s’emparer de la Société des bains de mer à Monaco, qui suscite parallèlement les convoitises allemandes. Finalement, aucun des buts excessivement ambitieux qui avaient été fixés au départ n’est atteint lorsqu’en septembre 1943 les forces italiennes sont remplacées par celles de l’Allemagne dans cette zone d’occupation.