Chapitre 2. Une réforme des finances publiques pour une économie mexicaine plus forte, plus juste et plus saine
RésuméÉtant donné la lenteur de la croissance et l’ampleur des inégalités, le Mexique a besoin d’investir dans les infrastructures, l’éducation et les politiques sociales et il a accru ses dépenses dans tous ces domaines. Cet effort a été financé sans difficulté grâce aux réformes fiscales de 2007 e...
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
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| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2011
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | RésuméÉtant donné la lenteur de la croissance et l’ampleur des inégalités, le Mexique a besoin d’investir dans les infrastructures, l’éducation et les politiques sociales et il a accru ses dépenses dans tous ces domaines. Cet effort a été financé sans difficulté grâce aux réformes fiscales de 2007 et 2009 ainsi qu’à la fermeté des cours pétroliers ces dernières années. Les recettes pétrolières, qui représentent environ un tiers des recettes budgétaires sont très volatiles, en raison notamment des variations des prix, et les perspectives d’évolution de la production sont très incertaines, encore que les incertitudes soient moindres que les années précédentes. Le Mexique a le ratio recettes fiscales/PIB le plus faible des pays de l’OCDE et de la plupart des pays d’Amérique latine, même si l’on prend en compte les recettes liées au pétrole. L’État devrait améliorer l’efficacité de ses dépenses. Le Mexique réalise des dépenses importantes au titre des subventions à l’énergie, qui sont en partie captées par les catégories à haut revenu. De surcroît, ces subventions vont à l’encontre des objectifs ambitieux du pays concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces aides devraient être progressivement supprimées conformément aux objectifs du gouvernement. L’octroi de prestations monétaires aux personnes défavorisées serait un moyen beaucoup plus efficace de combattre la pauvreté et d’aider les citoyens et l’économie dans son ensemble à amortir les chocs de revenu. Il faudrait restructurer les dépenses agricoles de manière à financer davantage d’investissements en biens publics et à réduire les aides aux producteurs, qui se sont avérées inefficaces pour accroître la productivité agricole. Un élargissement de la base d’imposition par la suppression des dépenses fiscales générant les plus fortes distorsions contribuerait largement à accroître les recettes. Cela permettrait aussi de simplifier le système fiscal et, partant, de réduire les coûts de respect de la réglementation ainsi que les possibilités d’évasion et de fraude fiscales. Les efforts déployés pour faire respecter la discipline fiscale devraient se poursuivre. |
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