Chapitre 5. Poursuivre l'ouverture du marché européen au reste du monde

Résumé La crise financière mondiale et la récession qui l’accompagne poussent de nombreux pays à renforcer la protection de leurs entreprises. La politique commerciale sera mise à rude épreuve au niveau mondial au cours des prochaines années. L’Union européenne (UE) a tout intérêt à s’opposer à la...

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Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2009
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Riassunto:Résumé La crise financière mondiale et la récession qui l’accompagne poussent de nombreux pays à renforcer la protection de leurs entreprises. La politique commerciale sera mise à rude épreuve au niveau mondial au cours des prochaines années. L’Union européenne (UE) a tout intérêt à s’opposer à la montée de ce climat protectionniste et à poursuivre la libéralisation des échanges. D’un point de vue historique, la libéralisation des échanges au sein de l’UE a pris différentes formes : multilatérale via l’Organisation mondiale du commerce (OMC), réciproque par le biais d’accords commerciaux préférentiels bilatéraux ou régionaux, et non réciproque via des mécanismes tels que le système de préférences généralisées (SPG), le SPG+ et l’initiative « Tout sauf les armes » (TSA) qui accordent aux pays en développement et aux pays les moins avancés (PMA) un accès spécifique aux marchés européens. En conséquence, ceux-ci sont déjà très ouverts au reste du monde. Un enjeu important pour l’UE est de veiller à ce que ses initiatives dans tous ces domaines se renforcent mutuellement, et à ce que les ressources consacrées à la négociation de nouveaux accords commerciaux préférentiels n’affaiblissent pas les efforts déployés dans la sphère multilatérale. L’efficacité de la politique agricole commune (PAC) s’est considérablement améliorée au cours des dix dernières années, les paiements aux producteurs étant devenus de plus en plus découplés de la production. Néanmoins, l’ampleur globale de l’aide au secteur agricole reste proche de la moyenne de l’OCDE, et les plus grandes exploitations reçoivent toujours l’essentiel des fonds distribués via le régime de paiement unique (RPU). Des progrès considérables peuvent encore être accomplis en matière de ciblage des paiements effectués au titre de la PAC. Comme pour les autres pays de l’OCDE, de nouvelles réductions des subventions à l’exportation et des droits de douane sur les importations agricoles, telles qu’elles ont déjà été proposées par l’UE dans le contexte du cycle de négociations commerciales de Doha, bénéficieraient aux consommateurs.