Chapitre 4. Faciliter l'entrée sur le marché du travail
Résumé Le chômage demeure élevé, en particulier parmi les premiers entrants sur le marché du travail (principalement des jeunes) et ceux qui veulent s’y réinsérer (principalement des femmes), tandis que les chômeurs de longue durée représentent une importante proportion du total. Les pouvoirs publi...
Uloženo v:
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
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| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2007
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Résumé
Le chômage demeure élevé, en particulier parmi les premiers entrants sur le marché du travail (principalement des jeunes) et ceux qui veulent s’y réinsérer (principalement des femmes), tandis que les chômeurs de longue durée représentent une importante proportion du total. Les pouvoirs publics pourraient faciliter l’entrée sur le marché du travail en réduisant les coûts salariaux minimums et en assouplissant la législation relativement stricte en matière de protection de l’emploi. Or, aucune de ces deux mesures ne figure au programme d’action du gouvernement.
Le niveau du salaire minimum n’a rien d’exceptionnel en comparaison des autres pays. Cependant, en l’absence d’un taux de rémunération inférieur au minimum qui serait réservé aux jeunes, il apparaît relativement élevé pour ce groupe. Les effets défavorables qui en résultent sur l’emploi sont aggravés par des taux élevés de cotisations patronales de sécurité sociale. Une caractéristique singulière de la Grèce tient au fait que les salaires minimums légalement contraignants sont fixés par les partenaires sociaux et s’appliquent à l’ensemble de l’économie ; en outre, le gouvernement peut sous certaines conditions étendre les conventions collectives au niveau de la branche ou de la profession pour couvrir la totalité d’une branche ou profession et non les seules parties à l’accord. En fixant les salaires minimums, les partenaires sociaux devraient prendre en compte les taux de chômage élevés des jeunes. Les cotisations de sécurité sociale sur les bas salaires ont été réduites en 2000, mais elles devraient être encore abaissées, le financement étant assuré par des compressions de dépenses. Il faudrait un système d’impôts et de prestations bien ciblé et non des taux de salaire minimum différenciés pour répondre aux besoins des titulaires de bas revenus chargés de famille.
La législation relative à la protection de l’emploi, dans toutes les professions, est à peu près comparable à la moyenne de l’UE19, encore qu’elle soit beaucoup plus stricte pour les employés de bureau que pour les ouvriers, avec des indemnités de licenciement beaucoup plus élevées. Ces différences sont susceptibles de réduire la rotation sur le marché du travail et de peser sur les perspectives d’emploi des groupes qui risquent le plus d’être confrontés à des problèmes d’entrée ou de réinsertion sur le marché, tels que les jeunes, les femmes et les chômeurs de longue durée. Les indemnités de licenciement pour les employés de bureau devraient être diminuées et alignées sur celles qui s’appliquent aux ouvriers.
D’autres réformes de nature à améliorer la situation sur le marché du travail, notamment un renforcement des mesures actives du marché du travail et des aides pour la garde d’enfants, devront attendre un redressement de la situation budgétaire. |
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