Chapitre 2. Réduire les obstacles à la croissance : le rôle de la réforme des institutions et de la réglementation
Résumé Ce chapitre aborde les principaux obstacles structurels à la croissance et à l’investissement qu’il convient de surmonter pour pérenniser l’élan actuel que connaît la croissance de l’Ukraine. Deux aspects de la gouvernance économique du pays y sont traités tour à tour. Le premier concerne le...
Salvato in:
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
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| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2006
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Résumé
Ce chapitre aborde les principaux obstacles structurels à la croissance et à l’investissement qu’il convient de surmonter pour pérenniser l’élan actuel que connaît la croissance de l’Ukraine. Deux aspects de la gouvernance économique du pays y sont traités tour à tour. Le premier concerne les institutions de base de l’économie de marché ukrainienne et les conditions cadres dont bénéficient les entreprises. Ces conditions, dans la mesure où elles jouent un rôle dissuasif à l’égard des investissements, demeurent un obstacle majeur à une croissance durable. Les problèmes rencontrés tiennent d’abord à l’instabilité, au caractère peu prévisible et à l’opacité d’une grande part de l’action publique. Problème connexe mais néanmoins distinct, le deuxième aspect concerne les obstacles de nature réglementaire et institutionnelle qui entravent spécifiquement l’entrée, la sortie et la restructuration des entreprises. La planification centralisée présentait la caractéristique frappante de stopper net les processus schumpetériens de destruction créatrice qui sont les ressorts de l’innovation et du changement structurel dans les économies de marché. La libération de ces processus grâce à l’instauration de mécanismes efficients d’entrée, de sortie et de réaffectation des ressources était donc une préoccupation de tout premier plan pour toutes les économies en transition. Or une grande partie des politiques publiques ukrainiennes menées depuis l’indépendance ont en fait eu pour conséquence d’entraver ces processus. On ne saurait donc trop insister sur l’importance d’une réduction des obstacles à l’entrée, la sortie et la réaffectation des ressources en Ukraine, qui sont en grande partie le produit d’une réglementation excessive et, souvent, mal administrée.
L’étude de ces questions passe dans ce chapitre par l’évaluation systématique de la réglementation des marchés de produits en Ukraine, ainsi que par la présentation des principales conclusions d’une étude empirique sur l’entrée et la sortie des entreprises. Voici les conclusions qui émergent prioritairement de ces deux axes d’analyse :
Le fardeau global de la réglementation est en Ukraine, selon les normes de l’OCDE, extrêmement lourd. Les obstacles à l’essor des entreprises semblent poser plus de problèmes que ceux concernant leur entrée sur le marché. Le processus réglementaire apparaît également comme un enjeu particulièrement préoccupant.
Les mécanismes de sortie du marché fonctionnent mal : les données d’observation indiquent que l’Ukraine ne propose pas assez de voies de sortie et que le lien entre productivité et sortie est très faible. Les chances de survie des entreprises entrantes semblent limitées par la présence de nombreux concurrents déjà en place, peu productifs et protégés, apparemment, des rigueurs du marché.
Ces conclusions mettent en lumière l’apport que constituerait, pour les perspectives économiques à long terme de l’Ukraine, une réforme de la réglementation propice à la concurrence. Celle-ci est d’autant plus importante qu’elle se compose d’éléments complémentaires. Aussi serait-il sans doute nécessaire, pour qu’elle porte tous ses fruits, que cette réforme passe par la mise en place d’un cadre général, à la fois cohérent et rigoureux, pour la conduite de la politique réglementaire, domaine où l’action des pouvoirs publics en Ukraine a souvent été fragmentaire et mal coordonnée. |
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