Vers une société de l’intelligence ?
Le livre d’André Gorz, L’Immatériel. Connaissance, valeur et capital (2003), est l’un des rares textes de la gauche contemporaine à avoir pensé ensemble la crise du capitalisme, la transformation du travail et l’horizon d’une autre société – non comme programme à imposer, mais comme pratiq...
Sábháilte in:
| Príomhchruthaitheoirí: | , |
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| Formáid: | Article ou chapitre numérique |
| Teanga: | Français |
| Foilsithe / Cruthaithe: |
2026
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| Rochtain ar líne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Achoimre: | Le livre d’André Gorz, L’Immatériel. Connaissance, valeur et capital (2003), est l’un des rares textes de la gauche contemporaine à avoir pensé ensemble la crise du capitalisme, la transformation du travail et l’horizon d’une autre société – non comme programme à imposer, mais comme pratique déjà à l’œuvre dans les interstices du système. Le chapitre 3, « Vers une société de l’intelligence ? », écrit au moment de l’essor des logiciels libres et des premiers mouvements altermondialistes, offre une perspective qui fait directement écho aux enjeux de ce dossier sur le confusionnisme. Là où le confusionnisme prospère désormais dans le brouillage des repères et la capture des imaginaires progressistes (des errements réactionnaires déjà pointés dans l’annexe au dossier du numéro 54 d’EcoRev’, « Le diable est-il dans le numérique ? », mais sans aller au bout de la logique développée dans ce dossier 59), ces propositions de Gorz peuvent dessiner une boussole : la richesse redéfinie comme développement des capacités humaines, l’intelligence et les savoirs comme bien commun, l’émancipation comme pratique collective et non comme pureté à préserver. Ces quelques extraits donnent à éclairer, par contraste, ce que le confusionnisme défait – et ce sur quoi une politique de gauche non confusionniste pourrait s’appuyer, y compris pour faire face aux évolutions actuelles.
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