De la critique des découpages privilégiés par l’histoire traditionnelle des idées à la notion de « formation discursive »
Dans ces pages tirées de L’Archéologie du savoir, Michel Foucault entreprend une réflexion méthodique sur les conditions d’une analyse rigoureuse du discours, à partir de ce qu’il nomme un « travail du négatif » : une mise en suspens des notions héritées de l’histoire des idées – tradition...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2026
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Dans ces pages tirées de L’Archéologie du savoir, Michel Foucault entreprend une réflexion méthodique sur les conditions d’une analyse rigoureuse du discours, à partir de ce qu’il nomme un « travail du négatif » : une mise en suspens des notions héritées de l’histoire des idées – tradition, influence, œuvre, livre – qui, sous couvert de continuité, naturalisent des regroupements d’énoncés et masquent la dispersion des événements discursifs. Plutôt que de penser l’histoire comme un flux ininterrompu ou comme le développement d’un sujet créateur, Michel Foucault propose de faire apparaître les seuils, les coupures et les transformations qui scandent le champ des discours. Dans cette perspective, le philosophe introduit la notion de « formation discursive » : non pas une totalité close ou une forme idéale intemporelle, mais un système de dispersion réglé, un faisceau de relations entre des objets, des types énonciatifs, des concepts et des choix thématiques. Loin de figer le temps, une telle formation définit des régularités propres à des processus temporels et ouvre sur un champ de possibilités stratégiques. Cette démarche, radicalement anti‑essentialiste, conduit à se déplacer par rapport aux unités traditionnelles pour faire émerger, sous les synthèses trop vite admises, le jeu des différences, des écarts et des transformations.
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