Y a-t-il une malédiction des ressources en RDC ?
Les richesses minières et en particulier aurifères de la partie méridionale du Kivu, au Congo-Kinshasa, ont attisé très tôt les convoitises coloniales. L’orpaillage des populations locales ne s’y est développé qu’en un second temps, dans les années 1980, en profitant de la faiblesse du secteur indus...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2023
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Les richesses minières et en particulier aurifères de la partie méridionale du Kivu, au Congo-Kinshasa, ont attisé très tôt les convoitises coloniales. L’orpaillage des populations locales ne s’y est développé qu’en un second temps, dans les années 1980, en profitant de la faiblesse du secteur industriel, obéré par la chute des rendements et paralysé par les guerres et l’insécurité récurrentes de la région. L’extraction, le transport et le pilage des roches, qui emploient aussi des femmes et des enfants, se font dans des conditions inhumaines et dangereuses. Loin de sortir la population de la pauvreté, cette activité, qu’elle soit artisanale ou industrielle, détériore la santé des habitants et détruit le milieu naturel – flore et faune aquatiques, nappes phréatiques, berges et cours d’eau. S’attaquant en particulier au cas des mines d’or de Kamituga et de Lugushwa, les auteurs, membres d’un institut de recherches au Sud-Kivu1, estiment possible de redresser la barre par des mesures favorisant un « développement durable ». |
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