Une écologie non occidentale ?
Si l’on accepte l’idée que l’émergence de l’Anthropocène et des modifications écologiques profondes qu’elle a induites sont liées aux transformations qui prirent place, historiquement, en Occident, peut-on alors imaginer que les pensées qui cherchent aujourd’hui à décentrer ce même Occident pourrai...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2020
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Si l’on accepte l’idée que l’émergence de l’Anthropocène et des modifications écologiques profondes qu’elle a induites sont liées aux transformations qui prirent place, historiquement, en Occident, peut-on alors imaginer que les pensées qui cherchent aujourd’hui à décentrer ce même Occident pourraient apporter au moins un début de réponse à la crise environnementale que nous connaissons? En partant de cette prémisse, l’article cherche moins à répondre négativement ou positivement à la question qu’à examiner comment des penseurs non occidentaux se sont emparés de la thématique environnementale au sein d’une mise en critique plus générale de l’Occident. Il montre à la fois le contrepoint heuristique que des pensées postcoloniales peuvent permettre d’adopter sur l’appareil politique et technologique de l’Occident, et les limites de la solution effective qu’elles pourraient à elles seules apporter. Il invite ainsi à se défier des oppositions faciles et, en suivant le détail des argumentaires développés par ces penseurs, à chercher, à la place, les chemins partagés d’une réflexion émancipatrice sur la nature. |
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