Le lo-fi : épaissir la médiation pour intensifier la relation
Cet article tente de comprendre en quoi le courant musical du « lo-fi » (pour « basse-fidélité », par opposition à la hi-fi) peut être perçu comme une forme de résistance au culte de la vitesse. En proposant des enregistrements avec les moyens du bord, les praticiens du lo-fi déstabilisent la distin...
Zapisane w:
| Główni autorzy: | , |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2014
|
| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | Cet article tente de comprendre en quoi le courant musical du « lo-fi » (pour « basse-fidélité », par opposition à la hi-fi) peut être perçu comme une forme de résistance au culte de la vitesse. En proposant des enregistrements avec les moyens du bord, les praticiens du lo-fi déstabilisent la distinction faussement évidente entre « signal » et « bruit », plaçant ainsi les auditeurs dans des positions d’interprétation participative. Ce faisant, ils raccourcissent aussi les circuits de production et s’inscrivent dans la logique du DIY (Do It Yourself). Surtout, en faisant entendre la texture matérielle de cet intermédiaire qu’est l’enregistrement, ils résistent à une transparence synonyme d’aseptisation et nous invitent activement à nous donner le temps de prendre meilleur soin de nos médiations : cela ralentit et brouille la « communication », mais toute une écologie émerge de ce ralentissement questionnant. |
|---|