L’orchidée souterraine. In Vitro et les paradoxes d’une utopie écologique palestinienne

Cet article analyse le film In Vitro (2019) de Larissa Sansour et Søren Lind comme une manifestation paradigmatique de la science-fiction palestinienne contemporaine. Présenté à la Biennale de Venise sous la forme d’une installation multimédia, ce court-métrage dystopique explore les modalités de r...

Cijeli opis

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Bibliografski detalji
Glavni autor: Grandjean, Joan
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2026
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Cet article analyse le film In Vitro (2019) de Larissa Sansour et Søren Lind comme une manifestation paradigmatique de la science-fiction palestinienne contemporaine. Présenté à la Biennale de Venise sous la forme d’une installation multimédia, ce court-métrage dystopique explore les modalités de reconstruction écologique et mémorielle dans une Palestine postcatastrophe. Le film met en scène deux femmes tentant de reconstituer artificiellement l’écosystème palestinien disparu depuis un bunker souterrain, interrogeant ainsi les possibilités de résilience face au traumatisme transgénérationnel. Cette étude s’intéresse à la façon dont In Vitro articule la question de la survivance mémorielle avec celle de la régénération écologique dans un contexte de résistance anticoloniale en creux, proposant une utopie écologique où lutte environnementale et décolonisation s’entremêlent. L’analyse révèle que la science-fiction permet à Sansour et Lind de dépasser les représentations nostalgiques classiques de l’art palestinien pour imaginer des voies alternatives de reconstruction, faisant du laboratoire souterrain un espace symbolique de résistance et de renaissance. En inscrivant l’éco-anxiété dans une perspective décoloniale, In Vitro ouvre des horizons utopiques où la réparation écologique devient indissociable de l’émancipation politique.