Le solarpunk, un tournant optimiste dans la fiction d’anticipation ?
La direction prise par la science-fiction, et la fiction d’anticipation en général, a été d’écrire majoritairement des narrations pessimistes et dystopiques où l’humanité est enfin confrontée aux conséquences de ses actions et de son hubris. Ce genre de fiction a été utilisé comme un moyen d’alerte...
Bewaard in:
| Hoofdauteur: | |
|---|---|
| Formaat: | Article ou chapitre numérique |
| Taal: | Français |
| Gepubliceerd in: |
2026
|
| Onderwerpen: | |
| Online toegang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Samenvatting: | La direction prise par la science-fiction, et la fiction d’anticipation en général, a été d’écrire majoritairement des narrations pessimistes et dystopiques où l’humanité est enfin confrontée aux conséquences de ses actions et de son hubris. Ce genre de fiction a été utilisé comme un moyen d’alerter sur les sociétés de surveillance ou l’urgence climatique, par exemple. Cependant, un nouveau genre de fiction d’anticipation a émergé récemment : le solarpunk. Le solarpunk prend une approche radicalement différente dans l’imagination de nos futurs : au lieu d’envisager l’apocalypse, le solarpunk dépeint des futurs radieux et pleins d’espoir où l’humanité s’épanouit et a réparé sa relation avec la nature et avec ses semblables. Inspiré par les mouvements d’initiative citoyenne, à la fois écologiques et politiques, le solarpunk fait le choix de représenter des futurs optimistes et pourrait être un moyen d’explorer à quoi pourrait ressembler une société en dehors des valeurs capitalistes néolibérales. Cet article se concentre en particulier sur la nouvelle solarpunk de Becky Chambers, Un psaume pour les recyclés sauvages (2021), sortie moins d’un an après l’épidémie de COVID-19, qui illustre parfaitement les principes solarpunk.
|
|---|