Mario Molina, premier prix Nobel de l’environnement au secours des mégapoles du Sud

Cet article se propose de situer politiquement les Gilets jaunes selon leurs imaginaires écologiques. À l’inverse des imaginaires prométhéens portés par une partie de la gauche et qui, par la ville verte notamment, promeuvent des solutions techniques et une rationalité aménagiste face à la crise éco...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Bouguerra, Mohamed Larbi
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2021
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article se propose de situer politiquement les Gilets jaunes selon leurs imaginaires écologiques. À l’inverse des imaginaires prométhéens portés par une partie de la gauche et qui, par la ville verte notamment, promeuvent des solutions techniques et une rationalité aménagiste face à la crise écologique, les actions développées par les Gilets jaunes visent moins à modifier leurs cadres de vie qu’à prendre autrement soin de leur environnement. L’environnement y est ainsi d’abord vécu et familier, et la vision de l’écologie se construit à partir de conditions socio-économiques et de manières d’habiter les espaces périphériques. Cette écologie située et pratique repose sur des valeurs puisant dans les cultures populaires et les solidarités relationnelles : décence, dignité, simplicité et sobriété. Cela se traduit par un réinvestissement des espaces locaux et de leurs temps sociaux, loin du sentiment d’assignation dans lequel les enferment les discours dominants. Les imaginaires et pratiques écologiques des Gilets jaunes contribuent alors à questionner les différentes écologies en tension, singulièrement celle, dominante, des grands espaces métropolitains… loin des ronds-points.