Geneviève Azam. Lettre à la Terre et la Terre répond. Seuil, Paris, 2019
Que désigne en définitive le mot « nature » ? L’histoire montre qu’il est né sous le signe du mystère, et n’en est jamais sorti sinon pour renvoyer à une réalité protéiforme, « contradictoire ». Le concept est si équivoque et se prête si bien aux dérives idéologiques que certains auteurs préfèrent l...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2020
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Que désigne en définitive le mot « nature » ? L’histoire montre qu’il est né sous le signe du mystère, et n’en est jamais sorti sinon pour renvoyer à une réalité protéiforme, « contradictoire ». Le concept est si équivoque et se prête si bien aux dérives idéologiques que certains auteurs préfèrent le condamner purement et simplement, quitte à le remplacer par la figure mythologique non moins nébuleuse de Gaïa. À l’opposé, d’autres étendent son champ de pertinence à la totalité de l’existant, humanité comprise, et renoncent ainsi à l’idée de « séparation ontologique » : la nature cesserait d’être le « grand Autre ». Pour être antagoniques, ces deux positions extrêmes ont pour trait commun de rompre avec la conception moderne opposant nature et culture. Plutôt que de choisir l’une de ces trois options, la voie suggérée ici consiste à reprendre la thèse ancienne de la dualité de la nature – natura naturans et nature naturée – afin de « dépasser » ces différentes contradictions. (La première partie de cet article a été publiée dans Écologie & Politique , n° 57, 2018, p. 153-180.) |
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