Négocier l’ordre carcéral : les particularités du traitement pénitentiaire des détenus CelEx en Belgique
nsistant sur la dimension préventive à travers la détection des personnes radicalisées, la politique pénitentiaire belge de lutte contre la radicalisation prévoit une politique forte en matière de renseignement. Différents acteurs intervenant en prison sont identifiés comme pouvant participer à un m...
Enregistré dans:
| Auteur principal: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2022
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | nsistant sur la dimension préventive à travers la
détection des personnes radicalisées, la politique pénitentiaire belge de lutte contre la radicalisation prévoit une
politique forte en matière de renseignement. Différents
acteurs intervenant en prison sont identifiés comme
pouvant participer à un meilleur flux des informations.
Parmi ceux-ci, les agents pénitentiaires dont la mission
consiste à documenter quotidiennement, à travers des
fiches d’observation, tous les aspects de la vie sociale et
individuelle des détenus condamnés ou prévenus pour
infractions terroristes ou identifiés comme étant radicalisés par l’administration pénitentiaire. Désignés en
première ligne pour détecter les suspects d’un islam
dangereux, les agents pénitentiaires sont également pris
dans des mécanismes de négociation de l’ordre carcéral
avec les condamnés. Au moyen d’une enquête ethnographique menée dans trois établissements pénitentiaires,
cet article montre combien la lutte contre la radicalisation impacte le rôle et les missions du personnel de
surveillance et met, plus spécifiquement, en lumière les
effets du régime d’incarcération, selon qu’il relève d’une
politique de concentration ou de dispersion des « publics
cibles », sur la gestion de l’ordre carcéral ainsi que les
dynamiques relationnelles entre détenus et surveillants. |
|---|