Des acteurs religieux dans la boîte à outils de la politique de lutte contre la radicalisation : aumôniers et médiateurs du fait religieux dans les prisons françaises
L’association d’acteurs religieux à la politique de lutte contre la radicalisation reste encore un angle mort des premières recherches sur cette politique publique. Des travaux commencent à documenter la mise en œuvre de cette politique et les catégories d’acteurs qui y prennent part. Mais on en sai...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2022
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | L’association d’acteurs religieux à la politique de
lutte contre la radicalisation reste encore un angle mort
des premières recherches sur cette politique publique.
Des travaux commencent à documenter la mise en
œuvre de cette politique et les catégories d’acteurs qui
y prennent part. Mais on en sait finalement peu sur ce
« répertoire religieux » au sein de ces dispositifs d’action publique qui ont vu le jour depuis 2014 en France.
Prenant acte de ce constat, cet article vise à rendre
compte de l’association d’acteurs religieux ou professionnels du religieux dans cette politique en milieu pénitentiaire, dont elle constitue un observatoire privilégié.
L’article s’attache dans un premier temps à resituer cette
mobilisation d’acteurs religieux comme ressource d’action publique au niveau macrosociologique en la mettant
en perspective avec la conversion française à la radicalisation et des transformations récentes de la laïcité. En
se situant au niveau plus méso de l’organisation pénitentiaire, il montre ensuite comment la médiation du fait
religieux procède de manière incrémentale à la suite des
déceptions induites par le pari initial de mobiliser les
aumôniers comme des remparts contre l’extrémisme.
Il interroge pour finir la division du travail religieux
entre aumôniers et médiateurs. Si la conjoncture terroriste des années 2010 a favorisé l’infléchissement d’une
certaine doxa laïque ouvrant à la coopération avec des
acteurs religieux, la place accordée aux savoirs universitaires, à l’islamologie et aux sciences des religions pour
tenter d’opposer une riposte sur le terrain idéologique à
la violence politique d’inspiration islamique n’en est pas
moins évocatrice de la prégnance du sentier de dépendance lié aux principes de laïcité et de séparation. |
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