Situer la conscience du droit sur le harcèlement de rue
La conscience du droit des citoyens ordinaires face aux propos publics offensants et à leur régulation juridique est une question qui a fait l’objet de vifs débats, mais qui a été peu analysée par des études empiriques. À partir d’observations effectuées dans les espaces publics de trois collectivit...
Zapisane w:
| Główni autorzy: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Język: | Français |
| Wydane: |
2021
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| Hasła przedmiotowe: | |
| Dostęp online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Streszczenie: | La conscience du droit des citoyens ordinaires face
aux propos publics offensants et à leur régulation juridique est une question qui a fait l’objet de vifs débats,
mais qui a été peu analysée par des études empiriques.
À partir d’observations effectuées dans les espaces
publics de trois collectivités du nord de la Californie et
d’entretiens approfondis avec 100 sujets recrutés dans
ces lieux, nous analysons, en fonction de la race et du
genre, les différences dans les expériences vécues en
matière de propos publics offensants et dans les opinions
exprimées sur la manière dont ils devraient être traités
par le droit. Parmi les personnes interrogées, les femmes
blanches et les personnes de couleur sont beaucoup
plus nombreuses que les hommes blancs à déclarer être
la cible de propos publics offensants. Cependant, les
femmes blanches et les personnes de couleur ne sont
pas significativement plus favorables que les hommes
blancs à leur prise en charge par le droit. Les personnes
interrogées se prononcent majoritairement contre la
pénalisation des propos publics offensants, mais tiennent
des discours différents pour motiver cette opposition.
Les mots utilisés par les sujets eux-mêmes font ressortir
quatre paradigmes relativement distincts qui mettent
l’accent respectivement sur la liberté d’expression, l’autonomie, l’impraticabilité et la défiance vis-à-vis des autorités. Les discours mobilisés tendent à varier en fonction
du groupe racial et du genre. Ces différences semblent
indiquer que la conscience du droit des citoyens ordinaires n’est pas un phénomène unitaire, mais qu’elle est
plutôt située en fonction des types de lois, des hiérarchies sociales et des rapports au droit des différents
groupes. |
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