Les piropos, flatterie ou harcèlement ? La perception des rapports de genre dans les espaces publics en Colombie
Les années 2010 ont vu l’entrée de la notion du harcèlement de rue dans le débat public en Amérique latine avec l’émergence de groupes militants, de législations nationales et municipales et de campagnes de sensibilisation à travers le continent. Ces efforts doivent faire face à une image plutôt pos...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2021
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Les années 2010 ont vu l’entrée de la notion du
harcèlement de rue dans le débat public en Amérique
latine avec l’émergence de groupes militants, de législations nationales et municipales et de campagnes de
sensibilisation à travers le continent. Ces efforts doivent
faire face à une image plutôt positive des commentaires
adressés aux femmes dans la rue et portant sur leur
apparence physique, communément appelés piropos. Ce
mot espagnol, qui désigne des « compliments » ou « flatteries », est révélateur d’une fréquence et d’une acceptation
sociale relative dans la région. En étudiant des exemples
concrets d’interactions sexuées dans les espaces publics
urbains à Bogotá (Colombie), cet article analyse les
hiérarchies multiples qui façonnent l’accès aux espaces
publics et qui conditionnent les opérations d’interprétation, d’acceptation ou de contestation des interactions
communément désignées comme harcèlement de rue.
Dans le contexte du cas d’étude, les « piropos » se situent
dans un continuum entre violences et interactions positivement perçues. Ce faisant, l’article cherche à contribuer
aux réflexions autour des efforts interculturels pour lutter
contre le harcèlement de rue. |
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