Une mesure raciste ? Négocier le risque de stigmatisation dans la verbalisation du harcèlement de rue
Depuis quelques années, plusieurs pays ont introduit des lois visant à punir le « harcèlement de rue ». En France, cette pénalisation est mise en œuvre dans une perspective explicitement féministe, considérant celui-ci comme le premier degré d’un « continuum de violences faites aux femmes ». Aux Pay...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2021
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| বিষয়গুলি: | |
| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | Depuis quelques années, plusieurs pays ont introduit des lois visant à punir le « harcèlement de rue ». En
France, cette pénalisation est mise en œuvre dans une
perspective explicitement féministe, considérant celui-ci
comme le premier degré d’un « continuum de violences
faites aux femmes ». Aux Pays-Bas, elle est au contraire
menée, au sein de la classe politique, par la droite. Cette
dernière présente la pénalisation comme une mesure
de sauvegarde de l’ordre public, qui serait perturbé par
des jeunes hommes racisés. Malgré ces différences, les
législateurs font face à une critique similaire dans ces
deux pays, exprimée par des politicien·ne·s de la gauche,
des féministes, et des militant·e·s anti-racistes : le
risque de pénaliser disproportionnellement les hommes
racisés issus des classes populaires. Cet article analyse
comment l’appréhension de stigmatiser influe sur la mise
en place des lois pénales sur le harcèlement de rue, en
traçant comment certains acteurs arrivent à concevoir
une loi comme étant « raciste » ou « sélective », et la façon
dont les législateurs de ces deux pays négocient cette
critique. |
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