L’opinion publique au fondement du droit de punir : fragments d’une nouvelle théorie de la peine ?
Cet article porte sur les références à la notion d’opinion publique dans les débats parlementaires canadiens visant l’adoption de lois pénales plus sévères. La confiance du public dans l’administration de la justice est alors au cœur des préoccupations législatives et engendre une stratégie de « s...
Salvato in:
| Autori principali: | , |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2018
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article porte sur les références à la notion d’opinion publique dans les débats parlementaires canadiens visant l’adoption de lois pénales plus sévères. La
confiance du public dans l’administration de la justice
est alors au cœur des préoccupations législatives et
engendre une stratégie de « séduction » qui va jusqu’à
loger au second rang l’objectif de la protection de la
société. Cette stratégie parait s’appuyer sur des fondements du droit de punir différents de ceux auxquels les
théories de la peine de la « rationalité pénale moderne »
de Pires (1998, 2001) avaient pu nous habituer depuis le
milieu du XVIIIe siècle. Nous y voyons, au cœur même
de cette rationalité pénale, l’émergence d’une théorie de
l’approbation publique et de nouveaux obstacles à l’évolution du droit criminel moderne.
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