L’impact des minorités bruyantes de chercheurs sur l’état du savoir scientifique. L’exemple de la racial invariance thesis dans la criminologie états-unienne
Cet article est une analyse de l’influence des recherches produites par une minorité bruyante de chercheurs dans un corpus de 48 articles étudiant l’effet différentiel des facteurs structurels sur les taux de criminalité des différents groupes raciaux aux États-Unis. La méthode de science sociale...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2018
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article est une analyse de l’influence des
recherches produites par une minorité bruyante de chercheurs dans un corpus de 48 articles étudiant l’effet
différentiel des facteurs structurels sur les taux de criminalité des différents groupes raciaux aux États-Unis. La
méthode de science sociale computationnelle utilisée fait
apparaître l’influence limitée des grands choix méthodologiques sur les conclusions des chercheurs. En
revanche, je montre qu’une seule équipe de recherche
particulièrement productive fait pencher l’état du savoir
disponible en concluant systématiquement à une réfutation de la racial invariance thesis, alors même que ses
résultats quantitatifs bruts varient d’une étude à l’autre.
En l’absence de standards scientifiques contraignants,
cette minorité bruyante est libre d’adopter des interprétations qui vont dans le sens de ses intérêts théoriques
préexistants.
|
|---|