Le nouveau BOSS en prison : une alternative technologique à la pratique de la fouille ?
Depuis les années 1990, les institutions carcérales se construisent selon des impératifs managériaux et se dotent de dispositifs technologiques permettant de contrôler à la fois les détenus, le personnel de l’établissement et ses visiteurs. Cet article propose de s’intéresser au virage sécuritaire...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2016
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Depuis les années 1990, les institutions carcérales se
construisent selon des impératifs managériaux et se dotent
de dispositifs technologiques permettant de contrôler à la
fois les détenus, le personnel de l’établissement et ses visiteurs. Cet article propose de s’intéresser au virage sécuritaire pris par le monde carcéral à travers l’étude d’une
technologie particulière : le Body Orifice Security Scanner
(BOSS). À partir d’une description de ce dispositif de sécurité, nos réflexions nous conduisent à nous questionner sur
ce choix technologique semblant a priori pouvoir se substituer à la pratique controversée de la fouille, au cœur des
tensions entre droits et sécurité en prison. Or, la production
d’effets divergeant de ses objectifs initiaux ainsi que son
design particulier, nous amènent à envisager le BOSS
comme une technologie sécuritaire de gouvernement,
rappel quotidien du véritable boss en prison.1
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