Un acteur méconnu : la victime entre sa victimation et la police
Cet article étudie ce qui détermine la victime d’une infraction pénale à en informer – la littérature parle de renvoi – les autorités, en pratique la police. Pour l’ordinaire des victimes, il s’agit d’une expérience rare ; pourtant, c’est pour l’essentiel par leur renvoi que les institutions conna...
Gorde:
| Egile Nagusiak: | , , |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2016
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article étudie ce qui détermine la victime d’une infraction pénale à en informer – la littérature parle de renvoi –
les autorités, en pratique la police. Pour l’ordinaire des victimes, il s’agit d’une expérience rare ; pourtant, c’est pour
l’essentiel par leur renvoi que les institutions connaissent
les infractions à victime directe, comme le vol, le cambriolage ou l’agression… À partir de données d’enquêtes de victimation en Île-de-France, l’article combine régressions, arbres
de décision et analyse typologique. S’il part de la gravité du
dommage, il dépasse ce consensus international : on l’imagine
simple, la gravité s’avère complexe. L’article montre d’abord
ses limites : elle laisse parfois place à d’autres motivations ou
bien elle cache d’autres mécanismes. Ensuite, il s’attache aux
cas paradoxaux où l’appréciation de gravité va de concert
avec une absence de renvoi. Enfin, il montre que c’est la décision de recours à l’assurance qui détermine la formalisation du renvoi à la police dans un véritable dépôt de plainte.
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