De la mystification des pratiques à la négation du réel ?

Les discothèques montpelliéraines proposent, au travers d’affiches et de publicités, un univers orgiaque évoquant la promesse d’une inversion totale de l’ordre quotidien. Le corps de la femme y apparaît hyper-sexualisé, aussi bien dans les réclames précédant les soirées que dans les photo-reporta...

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Auteur principal: Allemand, Rémi
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Les discothèques montpelliéraines proposent, au travers d’affiches et de publicités, un univers orgiaque évoquant la promesse d’une inversion totale de l’ordre quotidien. Le corps de la femme y apparaît hyper-sexualisé, aussi bien dans les réclames précédant les soirées que dans les photo-reportages diffusés sur internet dans « l’après ». Les participants masculins produisent des discours tendant à confirmer la réalité proposée par ces images. L’intensité festive est résumée par la durée de présence dans l’espace tandis que le « délire » et le chaos sont posés comme allant de soi. Le corps est alors l’élément central de toutes les actions rendues possibles par l’espace de la discothèque. Cependant, une ethnographie des pratiques corporelles permet de mettre en avant une mise en scène propre à ces discothèques. La contradiction du corporel et du verbal souligne une négation du réel vécu des discothèques, se traduisant par une mystification des pratiques dans le discours des acteurs.