La construction de l'absentéisme scolaire comme problème de sécurité intérieure dans la France des années 1990-2000
L’absentéisme scolaire ne constitue pas une nouvelle forme de déviance. Au moment même de l’instauration de l’école obligatoire, celle-ci a fait l’objet d’une résistance. Mais si la norme d’assiduité scolaire s’est d’emblée confrontée à l’absence de certains élèves, la constitution de l’absentéis...
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| 1. Verfasser: | |
|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2007
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L’absentéisme scolaire ne constitue pas une nouvelle forme de déviance. Au moment
même de l’instauration de l’école obligatoire, celle-ci a fait l’objet d’une résistance. Mais
si la norme d’assiduité scolaire s’est d’emblée confrontée à l’absence de certains élèves,
la constitution de l’absentéisme en tant que problème social est très récente. Ce n’est
effectivement qu’à partir du moment où cette question a été associée à celle des jeunes de
banlieue, indissociablement conçus comme dangereux et en danger, qu’entre la fin des
années 1990 et le milieu des années 2000, elle s’est imposée et thématisée sur la scène
publique comme un problème préoccupant exigeant des solutions collectives. À partir de
l’exploitation de textes officiels, rapports institutionnels, discours politiques et documents
médiatiques, cet article propose de retracer quelques-unes des étapes de cette période, en
étudiant les manières de dire et de faire, travaillées au cours d’un processus de socialisation collectif, qui ont constitué progressivement la pratique de l’absentéisme comme étant
avant tout un problème de sécurité intérieure. |
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