De l'analyse économique du crime aux nouvelles criminologies anglo-saxonnes ?
Le pénal-welfarisme – le paradigme pénal qui voulait que la délinquance soit produite par des causes sociales et que le délinquant est susceptible de réinsertion normale dans la société – est aujourd’hui discrédité au profit de l’incarcération de masse aux États-Unis et du développement des techn...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2006
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Le pénal-welfarisme – le paradigme pénal qui voulait que la délinquance soit produite
par des causes sociales et que le délinquant est susceptible de réinsertion normale dans la
société – est aujourd’hui discrédité au profit de l’incarcération de masse aux États-Unis et
du développement des technologies de surveillance et de l’industrie de la sécurité partout
dans le monde. L’article pose la question de l’origine des nouvelles criminologies qui inspirent (ou justifient) les politiques pénales contemporaines et s’intéresse à l’analyse économique néoclassique du crime, qui est caractérisée par l’identification du crime à une
nuisance objective et une conception du criminel comme acteur rationnel. Aujourd’hui, les
criminologies influentes dans le monde anglo-saxon sont, selon David Garland, de deux
ordres: les criminologies conservatrices qui préconisent un durcissement de la répression
pénale afin de dissuader les criminels, et les «criminologies de la vie quotidienne»qui se
focalisent sur les agencements du quotidien qui minimisent la probabilité de l’occurrence
criminelle. Bien qu’elles partagent avec l’analyse néoclassique une conception en terme
d’acteur rationnel, on ne peut pas les déduire de celle-ci de façon linéaire. L’article montre néanmoins l’importance du rôle des idées dans la genèse des politiques pénales. |
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