Déviances et modalités de contrôle : le réalisme sociologique de la comparaison franco-allemande
290 juges pénaux, ainsi qu’un échantillon représentatif de la population suisse se sont prononcés sur quatre affaires pénales fictives qui leur étaient présentées sous forme de jugements simulés. Nous avons observé que la population inflige des peines moyennes sensiblement plus lourdes que les jug...
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| Auteurs principaux: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2005
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | 290 juges pénaux, ainsi qu’un échantillon représentatif de la population suisse se sont
prononcés sur quatre affaires pénales fictives qui leur étaient présentées sous forme de
jugements simulés. Nous avons observé que la population inflige des peines moyennes sensiblement plus lourdes que les juges. Si ce résultat semble logique, puisqu’il confirme la
littérature criminologique sur le sujet, la surprise vient du fait qu’il est uniquement dû à un
effet du poids disproportionné des interrogés les plus punitifs dans le calcul de la peine
moyenne. Une analyse plus fine montre en effet qu’une majorité du public se contenterait
de peines moins sévères que celles prononcées par les juges. De plus, il a pu être démontré
que l’unité de sanction influence le quantum de la peine, en ce sens que les peines prononcées en années sont significativement plus longues que celles prononcées dans la même
affaire en jours, en semaines, ou en mois. |
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