Les représentations sociales de la justice pénale : une trilogie
Cet article vise à rendre compte des conceptions de la sanction pénale dans les mentalités contemporaines. Basée sur un échantillon représentatif de la population adulte de la Suisse francophone (N = 1881), la recherche empirique a permis de dégager trois « philosophies» distinctes. Le « prospectiv...
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| Κύριοι συγγραφείς: | , , , |
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| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2004
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cet article vise à rendre compte des conceptions de la sanction pénale dans les mentalités contemporaines. Basée sur un échantillon représentatif de la population adulte de la
Suisse francophone (N = 1881), la recherche empirique a permis de dégager trois « philosophies» distinctes. Le « prospectivisme» justifie principalement la sanction pénale par la
réinsertion de l’individu dans la société. Les réponses aux infractions sont modérées et
tournées vers l’amendement par le soin. Le « contractualisme» met en avant la responsabilité du délinquant qui doit payer pour ce qu’il a fait. La finalité de la peine est dominée
par l’idée de restitution: la sanction doit être modulée par l’intention de l’auteur et la gravité objective des dégâts. L’« ostracisme» enfin repose sur une image catégorielle du
délinquant. Il est d’abord l’autre – l’étranger, le marginal, le drogué,...– et la justice
consiste à l’exclure. La sévérité de la sanction est forte, modulée par les appartenances,
sans exclure l’utilisation de sanctions infamantes ou honteuses. |
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