De l'irrésistible ascension des « repentis » et « collaborateurs de justice » dans le système pénal

Au Canada, depuis la fin des années 1990, la mise en place de lieux où il serait possible de s’injecter des drogues interdites sans craindre d’autre intervention étatique que le contrôle médical est revendiquée par plusieurs acteurs sociaux. Le fait qu’il n’aura fallu que quelques années pour que...

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Bibliografiska uppgifter
Huvudupphovsman: Beernaert, Marie-Aude
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2003
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Au Canada, depuis la fin des années 1990, la mise en place de lieux où il serait possible de s’injecter des drogues interdites sans craindre d’autre intervention étatique que le contrôle médical est revendiquée par plusieurs acteurs sociaux. Le fait qu’il n’aura fallu que quelques années pour que cette stratégie de « réduction des méfaits» soit envisagée politiquement dans un Canada pourtant toujours attaché à son régime prohibitif appelle une interprétation sociologique. Examinant les motifs utilisés pour justifier la mise en place éventuelle de tels lieux par les acteurs des champs universitaire, journalistique et politique, on constate que ces motifs prennent pour axe majeur la dimension socio-sanitaire de l’usage. Une dépolitisation hygiénique: la tension prohibition-légalisation a disparue.