Alan Charles Kors, Epicureans and Atheists in France, 1650-1729, Cambridge, Cambridge University Press, 2016, 242 p., 23,5 × 15,9 cm.
Comment le libre arbitre des personnages de la nouvelle classique est-il mis à mal par la passion amoureuse ? Dans les nouvelles de Segrais et de Mme de Lafayette qui insistent sur la difficulté à résister aux injonctions du désir, on décèle deux influences de nature bien distinctes, voire antagonis...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2018
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Comment le libre arbitre des personnages de la nouvelle classique est-il mis à mal par la passion amoureuse ? Dans les nouvelles de Segrais et de Mme de Lafayette qui insistent sur la difficulté à résister aux injonctions du désir, on décèle deux influences de nature bien distinctes, voire antagonistes : une reprise presque anodine de topoï romanesques concernant le destin et une suggestion de l’inclination perverse de la volonté qui s’apparente à la doctrine de saint Augustin. Après un rappel des propositions de ce théologien, notre article décrit la manière dont ces deux auteurs classiques s’approprient le problème de la fatalité amoureuse. Il relève, dans quelques-unes des Nouvelles françaises où prolifèrent les lieux communs à ce sujet, une saturation de son explication causale. Cela forme un contraste avec l’étonnement qui accompagne la naissance de la passion dans La Princesse de Clèves ; étonnement qui engendre des réflexions de psychologie morale proches de l’augustinisme. |
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