Revue Bossuet, dossier dirigé par Anne Régent-Susini, « Réceptions de Bossuet au xixe siècle », n° 6, 2015, Paris, Classiques Garnier, 2016, 126 p., 15 × 22 cm.
S’il est une figure de la transgression, c’est bien la métalepse. Par elle est franchie la « frontière sacrée » qui sépare le monde du narrateur de celui de ses personnages. Il est donc naturel que les exemples le plus souvent cités de métalepses soient issus d’une littérature comique, ludique ou...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2018
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | S’il est une figure de la transgression, c’est bien la métalepse. Par elle est franchie la « frontière sacrée » qui sépare le monde du narrateur de celui de ses personnages. Il est donc naturel que les exemples le plus souvent cités de métalepses soient issus d’une littérature comique, ludique ou expérimentale. La considération d’un corpus peu connu, celui des histoires tragiques et des histoires d’amour du premier xvii
e siècle, offre un autre visage du procédé : il est fréquent que, dans une « apostrophe métaleptique », le narrateur s’adresse à ses personnages pour les prévenir de leurs malheurs à venir. Nous faisons l’hypothèse que le procédé n’est pas perçu, au début du siècle, comme une véritable transgression, car les frontières entre les deux mondes sont alors peu étanches, et les différentes postures du narrateur particulièrement souples.
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