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La mise en place d’une politique de cybersécurité en santé nécessite de sensibiliser les utilisateurs à un ensemble de règles pour éviter de produire des failles dans le dispositif numérique. Dans la perspective d’éviter que l’utilisateur ne se trouve dans une situation passive, il est fondamental d...

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Pubblicato in:Droit, Santé et Société | 11 | 3 | 2024-12-23 | p. 45-45 | 2606-6645
Autore principale: Byk, Christian
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2024
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La mise en place d’une politique de cybersécurité en santé nécessite de sensibiliser les utilisateurs à un ensemble de règles pour éviter de produire des failles dans le dispositif numérique. Dans la perspective d’éviter que l’utilisateur ne se trouve dans une situation passive, il est fondamental de s’assurer que la conformité à un ensemble étendu de règles n’entrave pas son champ d’action individuel, le rendant ainsi davantage susceptible à l’aliénation. Ceci priverait le système de la possibilité de tirer parti du facteur humain, c’est-à-dire l’utilisation de raccourcis cognitifs pour résoudre rapidement des incidents non prévus. Le facteur humain a fait l’objet de nombreuses études en psychologie cognitive, explorant la manière dont les individus interagissent avec leur environnement. Nous proposons d’intégrer des concepts tirés de la philosophie et de l’épistémologie dans l’élaboration d’une politique de cybersécurité en santé. Il s’agit tout d’abord d’analyser les enjeux épistémologiques liés à l’utilisation de plus en plus répandue des méthodes d’apprentissage en mesurant l’impact de cette technique sur la relation platonicienne entre la technè (l’art, la technique) et l’ épistemê (la connaissance). Enfin, nous esquissons les fondements de nos travaux portant sur la définition d’un mode de communication hybride entre les utilisateurs et la machine, en particulier si un agent conversationnel est utilisé, afin de limiter les risques d’addictions et les pertes de sens induites par l’effet Eliza, qui est la propension de l’humain à assimiler le comportement d’un ordinateur à celui d’un autre être humain.