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Parler de l’autonomie en santé n’est-ce pas une gageure si l’on conçoit l’autonomie comme une manifestation de la liberté individuelle et la santé comme un bien dont chaque citoyen peut réclamer le bénéfice. La relation n’est plus alors seulement individuelle : une confiance, celle du patient, face...

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Bibliografiska uppgifter
I publikationen:Droit, Santé et Société | 10 | 3 | 2024-02-14 | p. 2-2 | 2606-6645
Huvudupphovsman: Bévière-Boyer, Bénédicte
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2024
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:Parler de l’autonomie en santé n’est-ce pas une gageure si l’on conçoit l’autonomie comme une manifestation de la liberté individuelle et la santé comme un bien dont chaque citoyen peut réclamer le bénéfice. La relation n’est plus alors seulement individuelle : une confiance, celle du patient, face à une conscience (celle du soignant) ? Elle est individuelle mais dépendante d’une dimension collective. La réalité est effectivement complexe, voire contradictoire, en particulier lorsqu’on analyse l’autonomie au prisme de l’universalisme et des cultures. Proclamée comme universelle par les droits de l’homme, la réalité nous confronte pourtant aux limites de ce principe : la vulnérabilité du sujet qui ne lui permet pas de toujours (bien) consentir et le contexte socio-culturel qui relativise la portée de ce principe. Alors faut-il se tourner vers l’autre visage de la bioéthique, celle qui est appliquée en contexte ? Mais alors, comment articuler le principe d’universalité avec les diversités de son application comme le souligne la délicate question de la recherche biomédicale sur l’homme ? Telle est l’ambiguïté d’une bioéthique en quête d’effectivité : elle nous impose de continuer à réfléchir sur l’équilibre entre le relativisme éthique et l’universalisme moral.