Pas de métamorphose à l’état civil !

Alors que la Cour d’appel de Montpellier avait ordonné l’inscription de la mention « parent biologique » sur l’acte de naissance d’un enfant conçu à l’aide du sperme d’une épouse transgenre reconnue de sexe féminin à l’état civil, dans son arrêt du 16 septembre 2020, la première chambre civile de la...

Fuld beskrivelse

Enregistré dans:
Bibliografiske detaljer
Udgivet i:Droit, Santé et Société | 1 | 1 | 2021-04-26 | p. 83-87 | 2606-6645
Hovedforfatter: Aftassi, Damien
Format: Article ou chapitre numérique
Sprog:Français
Udgivet: 2021
Fag:
Online adgang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivelse
Summary:Alors que la Cour d’appel de Montpellier avait ordonné l’inscription de la mention « parent biologique » sur l’acte de naissance d’un enfant conçu à l’aide du sperme d’une épouse transgenre reconnue de sexe féminin à l’état civil, dans son arrêt du 16 septembre 2020, la première chambre civile de la Cour de Cassation est venue censurer une telle décision en se fondant sur le droit commun de la filiation1. La Haute Cour a estimé que l’exclusion d’une telle mention, et le refus de transcrire la reconnaissance prénatale de maternité de l’épouse, ne constituent pas une atteinte disproportionnée au respect de la vie privée et familiale, en considération de l’intérêt supérieur de l’enfant de connaître la réalité de sa conception.