Recours aux techniques biomédicales en vue de « neuro-amélioration » chez la personne non malade : enjeux éthiques

Avec les avancées des neurosciences, le marché de la neuro-amélioration est en plein essor. De nouvelles molécules sont aujourd’hui disponibles, qui rendent possible l’augmentation des performances cognitives de chacun. Il est vrai que sous réserve des risques éventuels sur la santé publique, la neu...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:Droit, Santé et Société | 2-3 | 2 | 2016-10-17 | p. 13-24 | 2606-6645
Autor principal: Larrieu, Peggy
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2016
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Avec les avancées des neurosciences, le marché de la neuro-amélioration est en plein essor. De nouvelles molécules sont aujourd’hui disponibles, qui rendent possible l’augmentation des performances cognitives de chacun. Il est vrai que sous réserve des risques éventuels sur la santé publique, la neuro-amélioration semble relever de la pure liberté individuelle. Les représentants du transhumanisme s’appuient au demeurant sur le droit à l’autonomie pour invoquer l’avènement de l’homme « amélioré », ou du post-humain. Cependant, cette évolution, bénéficiant de la profonde ambiguïté qui existe entre les notions de santé et de performance, présente des enjeux éthiques considérables. Car ce phénomène de médicalisation de la société présente des risques pour la personne humaine. Le Comité Consultatif National d’Ethique s’est emparé de cette question et a rendu un avis en décembre 2013.