Laideur objective et beauté subjective du corps en droit

Résumé Le pouvoir politique s’exerçant sur des corps et le droit étant un instrument de normalisation pour ce pouvoir, on peut constater une normalisation juridique des corps. Le droit développe ainsi, de façon implicite, un standard de la laideur, par le droit à la prise en charge par l’assurance...

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Detalles Bibliográficos
Autor principal: Jobart, Jean-Charles
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2012
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Résumé Le pouvoir politique s’exerçant sur des corps et le droit étant un instrument de normalisation pour ce pouvoir, on peut constater une normalisation juridique des corps. Le droit développe ainsi, de façon implicite, un standard de la laideur, par le droit à la prise en charge par l’assurance maladie de certaines opérations de chirurgie esthétique parce que sa laideur est jugée excessive. Donc, pour l’administration, la laideur est une pathologie. De plus, dans le cadre de l’autonomie personnelle reconnue par la Cour européenne des droits de l’homme, l’individu a le droit de transformer son corps, notamment en fonction de ce qu’il estime être la beauté. On assiste ainsi à une subjectivisation de la beauté. Le corps devient alors une création de l’individu qui peut ainsi exercer des droits sur son corps. On peut alors se demander si le body artist ne possèderait pas des droits artistiques sur son corps-œuvre d’art.