La consommation d’une passion. Le cas des MAMIL
En 1748, Diderot publiait secrètement Les bijoux indiscrets, son premier roman, libertin au demeurant. Après tout, quel philosophe n’aurait pas peu ou prou intérêt à délaisser les questions les plus graves pour des propos des plus légers ? Mais au sens propre du mot, les bijoux n’ont rien d’un suje...
Guardat en:
| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En 1748, Diderot publiait secrètement Les bijoux indiscrets, son premier roman, libertin au demeurant. Après tout, quel philosophe n’aurait pas peu ou prou intérêt à délaisser les questions les plus graves pour des propos des plus légers ? Mais au sens propre du mot, les bijoux n’ont rien d’un sujet frivole, tant sont nombreuses et sérieuses nos difficultés à penser ces choses curieuses, si ce n’est précieuses. Pourquoi les hommes en fabriquent-ils depuis des lustres ? Pourquoi les portent-ils avec une telle ostentation? S’il est sûr que la théorie antique des quatre causes ne viendra pas à bout des énigmes que constituent certaines créations joaillières contemporaines, il n’en est pas moins certain que revient bien au philosophe de se mettre en peine de commettre quelques indiscrétions sur les bijoux.
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