L’homme et la guerre : depuis quand ?
Les recherches sur l’ancienneté et les origines de la guerre de heurtent d’emblée à un obstacle : l’absence d’une définition générale et consensuelle de la guerre. Afin de disposer d’une base d’analyse pour pouvoir traiter la question, il est néanmoins possible d’en proposer une qui soit suffisamme...
保存先:
| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2026
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les recherches sur l’ancienneté et les origines de la guerre de heurtent d’emblée à un obstacle : l’absence d’une définition générale et consensuelle de la guerre. Afin de disposer d’une base d’analyse pour pouvoir traiter la question, il est néanmoins possible d’en proposer une qui soit suffisamment générique pour s’appliquer à tous les groupes sociaux, en dégageant les caractéristiques fondamentales du phénomène. Les recherches rencontrent un autre écueil : le débat est marqué par une polarisation doctrinale entre une vision plutôt hobbesienne (la guerre est ancienne et naturelle) et une vision plutôt rousseauiste (elle est une invention culturelle tardive). Cette opposition est alimentée en retour par le flou sémantique : les tenants de la première vision adoptent une conception trop large de la guerre, englobant toute violence intergroupe, perdant ainsi en pertinence analytique, tandis que ceux de la seconde rejettent subjectivement l’application du terme « guerre » au Paléolithique par crainte de naturaliser le phénomène. L’attitude objective et mesurée consiste à admettre que conceptuellement rien ne s’oppose à l’existence de la guerre dès le Paléolithique, l’ethnographie démontrant que des guerres véritables existent chez les chasseurs-cueilleurs égalitaires et qu’elles se font pour des motifs probablement universels. Mais prouver archéologiquement cette existence demeure un véritable challenge.
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