Modernité et langue vernaculaire : les premières revendications féminines pour l’emploi du Baihua dans la presse chinoise (1898-1904)

Si la généralisation de la langue vernaculaire à l’écrit est associée en Chine au Mouvement pour une nouvelle culture et au Mouvement du 4 mai 1919 ainsi qu’à leurs promoteurs masculins, les prises de position en faveur du baihua se multiplient dans la presse féminine dès la fin du XIXe siècle. Q...

Volledige beschrijving

Bewaard in:
Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Estran, Jacqueline
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2023
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Si la généralisation de la langue vernaculaire à l’écrit est associée en Chine au Mouvement pour une nouvelle culture et au Mouvement du 4 mai 1919 ainsi qu’à leurs promoteurs masculins, les prises de position en faveur du baihua se multiplient dans la presse féminine dès la fin du XIXe siècle. Qiu Yufang (1871-1904 ?), qui intervient dans le Wuxi baihuabao (1898), propose en baihua divers ouvrages progressistes, contribuant à en faire des références du monde chinois au-delà d’une élite. Le Nüxue bao ( Chinese Girl’s Progress), édité la même année par un collectif de femmes, promeut lui aussi le baihua, le faisant apparaître comme constitutif du rôle nouveau qu’elles espèrent pour les femmes en Chine. Chen Xiefen (1883-1923) qui s’investit très jeune dans l’édition, préconise l’emploi du baihua à l’écrit en tant que transcription du discours, destinée à promouvoir l’instruction et les idées nouvelles, de même que Qiu Jin (1875-1907) à l’origine de la publication du baihuabao (1904). Leurs prises de position en faveur du baihua sont symptomatiques du positionnement nouveau qui est le leur dans le monde chinois et du rôle actif qu’elles ont joué dans la mise en place de la modernité en Chine.