Huang Zunxian et l’« ouverture » de la Corée
Le traité d’amitié nippo-coréen (traité de Ganghwa) signé en 1876 est souvent perçu comme l’événement marquant l’« ouverture » de la Corée. Cette vision, qui met surtout l’accent sur le rôle du Japon, mérite cependant d’être nuancée. On oublie en effet que pour les dirigeants coréens, la signature d...
Kaydedildi:
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| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
2023
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le traité d’amitié nippo-coréen (traité de Ganghwa) signé en 1876 est souvent perçu comme l’événement marquant l’« ouverture » de la Corée. Cette vision, qui met surtout l’accent sur le rôle du Japon, mérite cependant d’être nuancée. On oublie en effet que pour les dirigeants coréens, la signature de ce traité n’était pas envisagée comme le commencement d’un processus d’ouverture et de modernisation, et qu’il n’était alors nullement question d’élargir aux nations occidentales les concessions accordées au Japon. Le véritable tournant s’opéra à partir de 1880, et ce, contre toute attente, sous l’impulsion de la Chine des Qing. Cette année-là, Huang Zunxian, alors conseiller du premier ministre plénipotentiaire chinois au Japon, He Ruzhang, rédigeait un texte à l’intention d’une délégation coréenne en visite au Japon. Dans cet essai, intitulé « Stratégie pour la Corée » ( Chaoxian celue), Huang brossait un tableau du nouvel ordre international qui se dessinait en Asie et qui s’apprêtait à supplanter l’ancien ordre sino-centré. Il se présentait comme une analyse des défis posés par ce bouleversement, et de conseils à la Corée pour les relever. C’est ce texte qui convainquit les dirigeants coréens de la nécessité de s’ouvrir aux nations occidentales et de s’engager sur la voie de la modernisation et de l’auto-renforcement. |
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